Panorama des projets finalistes du concours 2026
44 projets sur les 485 candidats au concours national 2026 de La France s’engage (dont 447 dossiers éligibles et évalués) accèdent au statut de finalistes.
Après une ultime épreuve de pitch devant le jury final le 7 mai prochain, les lauréats seront révélés fin juin.
dossiers de candidature reçus
dossiers éligibles évalués
finalistes
Qui sont les 44 finalistes ?
Les 44 projets finalistes partagent trois caractéristiques structurantes :
- un impact social et/ou environnemental tangible et avéré sur leurs bénéficiaires ;
- des solutions innovantes, à forte valeur ajoutée, qui se distinguent par leur capacité à répondre à des besoins encore insuffisamment couverts ;
- une ambition de déploiement au-delà de leur territoire d’origine, avec la volonté de changer d’échelle et d’essaimer dans d’autres régions.
Douze de ces projets avaient déjà atteint la phase finale lors d’éditions précédentes du concours.
14 régions françaises représentées parmi les finalistes
Les projets finalistes illustrent une couverture territoriale particulièrement étendue : Normandie, Hauts-de-France, Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Grand Est, Bourgogne–Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne–Rhône-Alpes, Île-de-France, ainsi que la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique et Mayotte.
Cette diversité géographique, inédite à ce niveau, témoigne d’un ancrage territorial renforcé du concours.
Si l’Île-de-France demeure la première région représentée, elle ne concentre plus que 41 % des projets finalistes (contre 47 % lors de l’édition précédente).
Parallèlement, la présence ultramarine connaît une progression significative : six projets issus de ces territoires figurent dans la sélection, contre un seul l’an dernier, dont trois en provenance de Martinique.
Cette évolution traduit à la fois un engagement volontariste de La France s’engage pour rendre le concours pleinement accessible aux acteurs de l’innovation sociale ultramarine, et une prise en compte des spécificités de ces territoires. À ce titre, les structures basées en outre-mer ne sont pas soumises à l’obligation de changement d’échelle dans une autre région administrative. Les projets présentant un potentiel d’essaimage interrégional ou national demeurent néanmoins valorisés dans l’évaluation.
Enfin, la présence de finalistes issus de Bourgogne–Franche-Comté et de Normandie vient confirmer l’impact des actions de mobilisation menées ces derniers mois dans ces territoires pour faire émerger des candidatures.

Des solutions concrètes : analyse des thématiques
Les orientations thématiques des projets finalistes restent dans la continuité des priorités de La France s’engage mais marquent l’émergence de nouvelles problématiques :
- Mettre à l’abri et protéger les personnes sans domicile, victimes de violences ou familles vulnérables grâce à des dispositifs rapides, sécurisés et duplicables à l’échelle nationale.
- Accompagner vers l’autonomie et l’emploi les jeunes, réfugiés, femmes précarisées et entrepreneurs en difficulté via des parcours combinant formation, mentorat et logement adapté.
- Renforcer la santé et le bien-être en rapprochant les services de proximité, en proposant des soins de support, des activités physiques adaptées et des initiatives de stimulation cognitive pour les seniors et les publics fragilisés.
- Garantir l’éducation et l’éveil des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité, en promouvant la citoyenneté, la culture démocratique et la prévention du décrochage scolaire par des programmes concrets et adaptés au quotidien.
- Favoriser l’inclusion numérique et l’accessibilité en levant les barrières technologiques et pédagogiques, en accompagnant les personnes en situation de handicap ou malvoyantes et en facilitant l’accès aux droits et services essentiels.
- Agir pour la transition écologique et l’alimentation durable à travers des filières locales et solidaires de recyclage, de transformation alimentaire et de production écologique, génératrices d’emplois inclusifs et d’impacts territoriaux concrets.
- Rompre l’isolement et renforcer le lien social par des actions d’”aller-vers”, des cafés intergénérationnels, des bibliothèques d’objets partagés et des initiatives favorisant la participation citoyenne.
- Déployer des solutions de mobilité et de services de proximité pour répondre aux besoins quotidiens des habitants dans les territoires ruraux ou fragiles, avec des dispositifs mobiles pensés pour un essaimage national.
L’inclusion sociale et le lien social occupent naturellement la première place, suivis par la santé, l’insertion professionnelle et l’éducation.
On observe une percée notable de projets centrés sur le logement (10 % des finalistes), l’attention portée aux personnes âgées ou dépendantes (10 % ), la mobilité (4 projets) ainsi que l’agriculture et l’alimentation durable (2 projets), traduisant un élargissement progressif des champs d’action et des solutions concrètes proposées aux besoins persistants des Français.
Des finalistes reflétant un équilibre des profils et des modèles
Parmi les projets finalistes, 26 structures disposent d’un budget inférieur à 500 k€, un signal important : les analyses des Récits d’impact 2025 de La France s’engage montrent que les organisations situées entre 150 k€ et 400 k€ au moment de leur candidature connaissent les changements d’échelle les plus significatifs après trois années de financement et d’accompagnement. Cela illustre la pertinence d’accompagner des structures à un moment stratégique de leur développement.
On note également une part plus importante de sociétés commerciales agréées ESUS, qui représentent 18 % des finalistes (contre 7 % en 2025). Cette évolution traduit un rééquilibrage naturel des profils candidats, sans hiérarchie entre les formes juridiques : toutes les structures d’intérêt général, qu’elles soient associatives ou commerciales, peuvent concourir à égalité. Depuis 2014, 12 % des lauréats de La France s’engage sont d’ailleurs portés par des sociétés commerciales ESUS, confirmant la place pérenne de ces modèles dans l’écosystème de l’innovation sociale.
Un processus de sélection collégial et transparent
Les dossiers finalistes ont été retenus à l’issue d’une phase de jurys collectifs organisée du 9 mars au 2 avril, dans 14 villes, en métropole comme en Outre-mer.
Chaque candidature a fait l’objet d’une double évaluation indépendante, mobilisant en moyenne entre 7 et 10 examinateurs par jury. Réunis pour analyser collectivement les projets, ils les ont étudiés, débattus et notés au regard de nos critères de sélection.
Ces examinateurs, issus de nos entreprises mécènes, de structures lauréates ou partenaires de La France s’engage, ont tous été formés à notre méthodologie, afin de garantir l’exigence et l’homogénéité du processus d’évaluation.
Parce que la sélection constitue aussi un levier de progression, l’ensemble des porteurs de projets, qu’ils accèdent ou non à la finale, a reçu les évaluations détaillées et les commentaires formulés par les jurys.
Prochaine étape ? Le bootcamp des finalistes
Les 44 projets finalistes sont attendus pour une semaine de bootcamp du 4 au 6 mai prochain à la Maison de La France s’engage. Au programme : 3 jours de formation intensive ! Des retours d’expérience avec les lauréats des promotions précédentes de la Fondation, des partages de bonnes pratiques, des rencontres en format speed-meeting avec des financeurs et un accompagnement avec nos partenaires experts pour préparer la présentation de leur projet lors du pitch devant le jury final.
Ces 3 jours immersifs dans l’univers de La France s’engage et de sa communauté permet aux finalistes de consolider leur projet, quelle que soit l’issue finale du concours.
Le 7 mai prochain, les candidats auront 25 minutes (5 minutes de pitch et 20 minutes de questions-réponses) pour défendre leur projet devant le jury final. Enfin, le classement sera transmis à notre Conseil d’administration qui sélectionnera les lauréats le 18 juin.
Il faudra être patient et attendre fin juin pour connaître la promotion des nouveaux lauréats.
