Les jurys régionaux : une intelligence collective pour repérer les solutions d’innovation sociale

Un processus exigeant, au cœur de la légitimité du label

Chaque année, le processus de sélection de La France s’engage constitue un moment structurant pour l’écosystème de l’innovation sociale. Loin d’un exercice administratif ou d’une simple évaluation technique, il s’agit d’un dispositif collectif d’une rare intensité, pensé pour identifier les initiatives capables de changer d’échelle et de transformer durablement des problématiques sociales.

Entre le 9 mars et le 2 avril, ce sont 447 dossiers de candidature éligibles (sur 485 reçus) qui ont été analysés, discutés et arbitrés. Cette instruction s’est appuyée sur 14 jurys organisés sur l’ensemble du territoire, en métropole comme en outre-mer.

Chaque projet a fait l’objet d’une évaluation approfondie par 7 à 10 examinateurs, répartis sur deux jurys distincts. Cette architecture, volontairement redondante, vise à garantir la robustesse des décisions en croisant les expertises et en limitant les biais d’analyse.

Croiser les regards pour approcher la justesse

L’ambition de ce processus est claire : tendre vers une forme de justesse dans la sélection, en limitant les risques de biais et préjugés. Dans un champ aussi complexe que celui de l’innovation sociale, aucune grille d’analyse ne saurait suffire à elle seule. C’est la confrontation des points de vue qui permet d’approcher la pertinence.

Ainsi, les jurys réunissent des profils aux trajectoires et aux responsabilités très diverses : dirigeants d’entreprise, acteurs publics, entrepreneurs sociaux, experts sectoriels, mais aussi profils non spécialistes. Cette diversité constitue un levier stratégique, en ce qu’elle permet d’appréhender les projets sous des angles complémentaires : impact social, viabilité économique, capacité de déploiement, ancrage territorial.

Une mobilisation nationale sans précédent

Derrière cette mécanique, ce sont 797 personnes mobilisées pour les jurys 2026, témoignant d’un engagement collectif à grande échelle :

  • 401 collaborateurs issus de 20 entreprises mécènes et institutions hôtes, représentant plus de la moitié des examinateurs
  • 132 représentants de 128 structures partenaires (collectivités, réseaux, incubateurs, fondations, CRESS…)
  • 226 salariés et bénévoles de 96 structures lauréates, un niveau de participation inédit, qui traduit la vitalité de la communauté

Au total, ce processus a mobilisé 832 heures de lecture et de délibération.

Une ingénierie au service de l’intérêt général

Au-delà des chiffres, ce dispositif repose sur une conviction forte : le progrès social ne peut être décrété de manière verticale, en chambre. Il se construit dans la délibération, dans la pluralité des regards et dans la capacité à organiser des espaces de décision ouverts.

Les jurys de sélection ne se contentent pas d’évaluer des projets. Ils créent des espaces de rencontre entre des univers qui se côtoient rarement : étudiants et dirigeants, ouvriers et cadres, experts et praticiens, financeurs et porteurs d’initiatives.

Cette mise en dialogue contribue à structurer un langage commun et à renforcer la compréhension mutuelle des réponses aux enjeux sociaux contemporains les plus obsédants du quotidien des Français.

Trois critères structurants pour détecter les initiatives à fort potentiel

La sélection s’appuie sur trois critères fondamentaux, qui fondent la singularité et l’exigence du label La France s’engage :

  • Le caractère innovant de la réponse apportée
  • La démonstration d’un impact social tangible
  • Le potentiel de changement d’échelle

Ces critères permettent d’identifier des initiatives non seulement pertinentes dans leur contexte local, mais également capables de se déployer plus largement, en conservant leur efficacité et leur utilité sociale.

Un modèle singulier au sein de l’écosystème

Par sa structuration, son niveau d’exigence et son ouverture, le processus de sélection de La France s’engage constitue une contribution à part entière à l’écosystème de l’innovation sociale. Il démontre qu’il est possible d’articuler rigueur méthodologique, intelligence collective et engagement citoyen.

Il affirme également une ligne stratégique claire : faire de la sélection un acte politique au sens noble, c’est-à-dire un moment où se dessinent les priorités collectives et les réponses aux défis sociaux.

Vers l’annonce des finalistes

Ce travail collectif aboutira à la désignation des finalistes, qui sera dévoilée le 14 avril à 10h. Une étape décisive, qui viendra consacrer plusieurs semaines d’analyse, de débats et d’engagement au service de l’intérêt général.

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Nanterre, chez BNP Paribas Cardif (crédit : Yves Durand)
Malakoff, chez Malakoff Humanis (crédit : Adrien Jeannot)
Lille, chez BNP Paribas (crédit : Aurélie Chivet)
Dunkerque, chez TotalEnergies (crédit : Caroline Dubail)
Nantes, chez CIC (crédit : Frédéric Grée)
Rouen, chez La Poste (crédit : La France s'engage)
Biars-sur-Cère, chez Andros (crédit : Andros)
Lyon, chez Capgemini (crédit : La France s'engage)
Le Mans, chez Covéa - MMA (crédit : Studio Graphique - Kevin Hébrat et Mélissa Aubin)
Marseille, avec la Ville de Marseille (crédit : Patrick Rodriguez)
Dax, avec le département des Landes (crédit : Thibault Toulemonde)
Mayotte, avec la CRESS de Mayotte (crédit : La France s'engage)
Paris, avec TotalEnergies (crédit : Lindsay Bernard)
Pantin, avec Hermès (crédit : La France s'engage)