La France s’engage du 11 mai – Lire pour s’en sortir

"Un livre peut changer une vie. Il va nous rendre plus sensible, plus humain et plus intelligent, mais c’est aussi un lieu d’échange et de dialogue."

En juillet 2014, Alexandre Duval-Stalla, à la fois avocat et écrivain, contribue à faire modifier le code de procédure pénale afin que les activités culturelles dont la pratique de la lecture soient un motif de demande d’aménagement et de remise de peine supplémentaire.  

C’est au cours de cette même année que l’association Lire pour en Sortir nait. Dans le cadre d’une convention nationale avec la Direction de l’Administration Pénitentiaire, l’association implante ses activités en 2015 au sein de la prison de Châlons-en-Champagne. 

Lire pour s'en sortir, c'est quoi ?

Fondée en 2014, l’association Lire pour en Sortir propose aux personnes détenues des actions d’insertion par la lecture autour de 4 missions :  

  • des programmes personnalisés de lecture,  
  • l’organisation et l’animation d’actions culturelles autour du livre, 
  • le soutien à la sortie de l’illettrisme,  
  • le développement de l’offre de lecture des bibliothèques. 

L’action de l’association consiste à apporter des livres et la lecture en prison. Mais il ne suffit pas simplement de déposer des livres : tout un travail se met en place, avec un bénévole qui vient toutes les semaines parler autour d’un livre qu’il va offrir aux personnes détenues. 

“Lire pour en sortir” est à comprendre au sens littéral du terme, puisque l’association fournit ensuite une attestation de participation qui recense tous les livres lus par la personne détenue, permettant de formuler une appréciation sur son engagement.  

Cette pièce peut être prise en compte par le juge d’application des peines, pour un aménagement, voire une réduction de peine. 

« Un livre peut changer une vie (…) Il va nous rendre plus sensible, plus humain et plus intelligent, mais c’est aussi un lieu d’échange et de dialogue. C’est se reconnecter au soi et aux autres, il y a une forme d’altérité dans le livre »  explique Alexandre Duval Stalla. 

Pour l’association, le livre est aussi et surtout l’occasion d’ouvrir un dialogue, puisque 50 % des personnes détenues n’ont pas de visite. Lire pour en sortir permet une présence chaque semaine, autour d’une œuvre, pour parler de tout, et pour réapprendre à discuter avec l’autre dans un rapport qui n’est pas un rapport de force. 

L’association propose également le programme « Lire en famille », qui s’adresse aux parents et aux grands-parents qui ont des enfants incarcérés et qui permet, à partir d’un livre, de se retrouver. 

Aujourd’hui plus de 200 auteurs interviennent dans 34 prisons partenaires. 

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